Lorsque les feux de départ laissent vrombir les moteurs des 19 voitures engagées dans le championnat
DTM, il

n’existe alors plus que deux moyens pour les arrêter : franchir la ligne d’arrivée et le drapeau à damier ou bien l’intervention de la voiture de sécurité conduite par
Peter Lux. Seul lui peut mettre un terme à la course à laquelle participe plus de 9.000 chevaux. Le
site officiel du
DTM s’est intéressé au personnage et nous présente plus en détails sa fonction.
Originaire de la ville de
Bonn, le conducteur de la
safety car intervient à chaque fois que se présente une situation de danger sur la piste. Ainsi, en cas d’accident,
Peter Lux prend le volant et ralentit la course le temps de récupérer un pilote ou de reconstruire un mur de pneumatiques par exemple. De même, en cas de forte pluie ou d’averse soudaine,
Lux intervient pour prévenir d’éventuels cas d’
aquaplanning : son rôle est donc d’assurer la sécurité sur la piste. « C'est mon job de gérer une scène d’accident, d’assurer que tout se passe bien pour les pilotes et que leur santé n’est pas en danger » déclare-t-il.
"En cas d'accident, Peter Lux prend le volant et ralentit la course le temps de récupérer un pilote ou de reconstruire un mur de pneus"
A l’instar d’un pilote de
DTM,
Peter Lux prépare le
weekend avec la plus grande attention. En effet, dès le jeudi, l’allemand conduit alternativement les
safety car Audi et
Mercedes pour procéder à des repérages et des contrôles sur la piste, « en-dehors du contrôle visuel, je procède principalement par un travail radio » révèle-t-il. « La fréquence radio utilisée par l’équipe de contrôle lors d’une course peut varier d’un circuit à l’autre. Je vérifie ces fréquences personnellement car il est indispensable que je puisse rester joignable quelque soit l’endroit où je me trouve sur le terrain ».
L’un de ses principaux contacts est
Uwe Frumolt, le délégué à la sécurité du
DTM qui est également à la tête de la
DMSB Staffel (
Deutscher Motor Sport Bund, l’équivalent de la
Fédération Française du Sport Automobile).
Frumolt annonce les décisions prises par la direction de la course à
Lux qui se charge alors de les appliquer sur la piste. Cette procédure est largement pratiquée lors d’entraînements les vendredis et samedis matins. "En agissant de la sorte, l’interaction entre la direction de la course, les commissaires de course, les équipes locales de contrôle et le personnel de la
DMSB permet d’assurer la sécurité des pilotes lors du déroulement d’une course » explique
Lux.
"Même à 100 km/h, la vitesse peut être trop élevée sur piste mouillée"
Avant chaque course, la voiture de sécurité est préparée puis inspectée par
Lux. L’
AMG Classe C et l’
Audi R8 doivent être opérationnelles immédiatement. De fait, le moteur tourne du début à la fin de la compétition pour que l’intervention soit la plus rapide possible. Il ne reste alors plus qu’à allumer les feux de la
safety car pour que les pilotes se rangent derrière elle. Sa moyenne sur piste oscille entre 80 et 100 km/h selon les circuits.
Lux indique que, derrière lui, « les voitures ne doivent pas rencontrer de problèmes de refroidissement », avant d’ajouter que « même à 100 km/h, la vitesse peut être trop élevée sur piste détrempée ».
Pour s’assurer que la voiture de sécurité est toujours à la vitesse optimale,
Peter Lux et son copilote,
Jürgen Kastenholz, doivent sans cesse vérifier dans les rétroviseurs que les 9.000 chevaux sont en train de suivre et que la vitesse leur est adaptée. Si toutefois,
Peter Lux ne parvient pas à doubler le leader de la course, le directeur de course intervient pour lui permettre de prendre position devant l’ensemble des pilotes. Lorsque la présence de la voiture de sécurité n’est plus nécessaire sur le bitume, le directeur de course prend la décision de la faire sortir et
Lux s’exécute. « Ce serait de la pure folie si je devais décider moi-même du moment le plus opportun pour sortir » souligne-t-il. « Après tout, je ne peux pas avoir une meilleure connaissance de la situation sur la piste que quelqu’un positionné derrière d’innombrables écrans ». Mais
Lux peut compter sur sa longue expérience. « Lors du premier grand prix de
Formule 1 à
Hockenheim, le directeur de course
Roland Bruynseraede voulait que je conduise la voiture de sécurité, une
Ford Escort RS à cette époque. Et au cours de l’année, j’ai été impliqué dans un grand nombre d’événements, du
World Touring Car Championship au
Championnat GT de la
FIA ». Autant dire que depuis sa première apparition dans une
safety car, l’allemand a parcouru de très nombreux kilomètres.
"Ce serait de la pure folie si je devais décider moi-même du moment le plus opportun pour sortir"
Pour la saison 2009,
Peter Lux sera encore aux commandes de la voiture de sécurité du championnat
DTM. Alternativement au volant d’une
Mercedes et d’une
Audi, il fera tout son possible pour que les courses se déroulent dans les meilleures conditions possibles. Les premiers tours de piste auront lieu à la mi-mai sur la célèbre piste d’
Hockenheim.
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